06 septembre 2007

"Ah tu vas voir, les Dublinois c'est des Charlots"

Mais que vous êtes caustiques ! Non je ne suis pas mort ! Le blog ne tombe pas en désuétude non plus, mais j’ai eu un petit passage à vide. LE passage à vide en fait. « Normal », m’a dit Flo, «Les deux premiers mois tu te la pètes genre moi je suis super indépendant, le troisième mois t’as le cigare au bec, mais le 4ème mois tu repars comme en 40 ». Je suis à mon troisième mois.

Il faut bien dire que j'ai des circonstances atténuantes : je dois me battre pour décrocher un salut (Hi dans le texte) de mes collègues (les trainees), je dois faire face à ma solitude dans mon bureau au boulot (pas facile à dire ça) et le soir, je retrouve une maison vide, dans une rue animée.

Puis mine de rien, j’ai aussi passé deux semaines en compagnie de mes amis et d'un coup là je me retrouve tout seul. Du coup, lundi j’ai été débordé par moi même, avec moi même (Je parle d’oppression personnelle, je ne suis pas psy, je ne peux pas détailler). Benou est parti jeudi dernier (une semaine déjà) et Christelle est passée de jeudi soir à dimanche soir. Christelle, parce qu'elle mérite ces quelques lignes, c’est une amie qui a trouvé bon de brailler québécois et accent du sud dans mon oreille pendant trois jours, c'est certainement parce que j’ai eu le malheur de rire à sa première blague. Promis, on ne m’y reprendra plus :o)

Bref, cette semaine, je suis seul. Et moi j’aime pas être seul : personne à qui montrer mon cul, et personne à qui sourire niaisement. Il est grand temps que je reprenne en main ma vie sociale.

C’est pourquoi j’ai laissé une annonce sur un site communautaire irlandais du style « my french for your english ». Et ça marche ! Je suis en contact avec une jeune fille sur MSN, et nos points communs sont merveilleux : elle adore le Subway (rendez vous est pris d’ailleurs dans un Subway, reste à déterminer lequel et le jour) et elle est aussi nulle en Français que moi en Anglais.

Ca n’a cependant pas suffit à me remonter le moral. Du coup, je me suis dit que je devais utiliser les méthodes radicales de nos amies les femmes. Bouffer du chocolat et aller chez le coiffeur. Rendez vous est donc pris chez Tony & Guy (quand j’étais petit, je m’habillais chez Tony Boy, et maintenant je me fais coiffer par Tony & Guy, appréciez la continuité). Chez Tony, c’est simple, on passe une heure sur ton crâne à faire de l'art capillaire alors qu’un coiffeur lambda y passerait tout au plus 10 minutes. Ici, on te fout des pinces pour te coiffer, on t’observe, on te questionne, on te sonde même (oui on nous sonde) et au final on paye vachement plus cher pour la même gueule. Moi je m’en fous, vue les sensations que m’a procurées la coiffeuse, j’ai eu l’impression de payer un forfait coiffure/pute. (Putain, vous choisiriez quoi vous, l’iPod Touch ou l’iPhone ?).

Oui bon ça va ! La poésie n’est pas mon fort, je déprime que je vous dis. Suivez un peu bordel. Tfaçon, ça va pas mieux. Ce midi, je m’étais concocté un programme 3 étoiles : déjeuner avec moi même (Y’en a qui tueraient pour vivre ce moment). Je file chez Marks & Spencer, je croise quelques vieilles maniérées qui bouffent un chou à la crème, je me prévois un petit sandwich, des chips au vinaigre et un petit cookie que j’accompagnerai d’un Starbucks bien fouetté. Arrivé à la caisse, je constate avec joie que j’avais oublié mon porte feuille au bureau, j’ai dû m’expliquer à moi-même que notre déjeuner ensemble allait être compromis.

Et puis là, ben j’écris ce petit texte en écoutant un peu de musique : « La 3 symphonie pour Bide en Lose majeur ».

Posté par Jeferai à 21:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur "Ah tu vas voir, les Dublinois c'est des Charlots"

Nouveau commentaire